Qu’appelle t’on des farines animales?

Une farine animale, c’est une farine fabriquée à partir de produits non consommable par l’homme mais récolté par la filière de l’élevage animal. Les farines animales sont issues de sous produits d’abattage non consommable par l’homme, qui restent quand même de la viande vivante et saine. J’entends par « vivant » qu’elles ne sont pas fabriqués à partir de viande morte avant l’abattage. Ces farines ont longtemps été utilisé, jusqu’à leur interdiction en Europe, comme compléments alimentaires pour le bétail car elles sont riches en protéines (animales bien-sûr…).


Pourquoi utiliser ce type de farine?

Farines animales

L’industrie agro-alimentaire a développé les farines alimentaires pour une seule et simple raison: la rentabilité! En effet, lors de l’abattage et la mise en vente d’un animale, de nombreuses pièces sont invendables. Jusqu’à 50% d’une bête reste invendable (48% pour un mouton, 46% pour un bœuf, 38% pour un porc, 32% pour un poulet). Bien entendu qui dit « viande partiellement vendable » dit « argent perdu » … Les industriels ont donc mis en place des moyens pour réduire ce pourcentage de perte. La solution développée a été de brûler à très haute température les carcasses afin d’obtenir une poudre semblable à de la farine. Ces farines ont ensuite été vendu aux entreprises agro-alimentaires, qui elles même s’en servent pour nourrir le bétail et les poissons.

Pourquoi sont-elles si mal perçues?



Les farines animales qui sont données aux animaux, que nous consommons par la suite (boeuf, porcs, mouton, poule) seraient à l’origine d’encéphalite spongiforme autrement dit « maladie de la vache folle ».

Avant l’interdiction des farines animales, des faits ont prouvé que de la nourriture donnée aux porcs contenait des farines porcines. Nourrir les bêtes avec des farines animales relève du cannibalisme! Alors que la plupart de ces animaux sont herbivores. Ces farines posent donc un problème dans la continuité de la chaîne alimentaire.

Un autre problème persiste, celui du transport. En effet, lors du transport d’une farine, le risque que celle-ci soit contaminée existe. Ainsi les autres farines transportées dans le même container seront elles aussi contaminées. Néanmoins, des procédures de nettoyage sont obligatoires après chaque utilisation de containers. Mais malheureusement, ces procédures reste inefficaces. Je tiens tout de même à préciser que ces farines ne sont interdites qu’en Europe, et donc autorisées et utilisées dans le reste du monde…

Quels sont les gestes qui sont fait contre ces farines?



Ces farines ont été interdites, dans un premier temps en 1990, pour les bovins. La plupart des cas d’ESB (maladie de la vache folle) ont été trouvé dans les années 2000, ce qui a provoqué, dans un second temps, une interdiction totale de ces farines dans toute l’Europe. Cependant 13 ans plus tard, Bruxelles frise le ridicule, car l’Europe veut réintroduire ces farines animales pour l’aquaculture le 1 juin 2013 et une possible réintroduction pour le bétail en 2014.  Avant de juger la réintroduction possible, l’Europe a mené des études pour savoir si cela serait possible. Bref, des études qui ont coûté 1,7 millions d’euros, pour essayer de remettre sur le marché des produits dangereux… François Hollande a annoncé le 23 février 2013 lors du salon de l’agriculture que les farines animales ne seraient pas réintroduites en France.

Cependant, des règles seront  mise en place pour surveiller le commerce et l’utilisation de ces farines animales. En effet, de nouvelles méthodes de contrôle reposant sur les tests ADN (actuellement en phase de test) seront utilisées. Ce dernier a déjà permis de trouver de la viande de cheval à la place du bœuf. Les études menées par Bruxelles portent aussi sur l’alimentation croisée qui consiste à croiser les farines animales. Par exemple donner de la farine porcine à des moutons et vis-versa. L’EFSA publie en 2007 un rapport sur l’alimentation croisée et  indique que ce type d’alimentation n’a que peu d’effets néfastes. Admettons… Il faut mettre l’accent sur la sécurité et la fiabilisation des filières pour éviter des mélange.

Publicités