Personne ne peut y échapper! Nous voyons tous les rayons des grandes surfaces se remplir de ces plats cuisinés déjà préparés que nous avons seulement à mettre quelques minutes au micro-onde. Chiffre impressionnant, en 2011, il a été vendu près de 22 kg de plats préparés par seconde. Par conséquent, le temps moyen de préparation d’un repas est passé à 30 minutes. Nous avons donc bien quitté les fourneaux de nos aînés car au début du siècle dernier, la préparation d’un repas prenait en moyenne 2 heures!

Pourquoi consommons-nous de plus en plus ces plats préparés?



« Pourquoi se donner la peine quand c’est si bon? »

Voilà un dicton qui ressort malheureusement de plus en plus souvent de la bouche des consommateurs. Car en effet, depuis plusieurs années, les gens ont de moins en moins de temps mais surtout de moins en moins l’envie de préparer à manger. Les consommateurs sont donc obligés de recourir à d’autres alternatives.

Qui peut résister à des packagings resplendissant de couleurs avec une photo d’une assiette digne d’un grand chef de cuisine. (j’exagère un peu), à une cuisson quasi-instantanée ? Cependant, ces arguments ne sont pas les seuls en leurs faveurs. Les industriels de l’agroalimentaire ont réussi à réaliser des recettes donnant un goût convenable à ces plats. Ce goût n’est en réalité qu’artificiel.



Que contiennent donc ces plats préparés de si mauvais?



Pour obtenir un goût agréable et une texture adéquate, les industriels de l’agroalimentaire utilisent des ingrédients parfois douteux dans leurs préparations.

Ces ingrédients sont des additifs chimiques servant à modifier le produit de façon artificielle et par conséquent à tromper le consommateur sur la qualité du produit.  Ils existe environ 900 additifs en Europe et 400 en France. Mais nous pouvons être rassurés car il existe 3000 additifs aux Etats-Unis. Ce sont ces additifs qui sont principalement responsables du danger que représentent les plats préparés. Car en effet, grands nombres de ces additifs (ex: E100, E200 ) sont soupçonnés de causer des effets néfastes sur la santé.

Cependant, il n’y a pas que les additifs qui sont dangereux. En effet, étant donné leur mode de fabrication relativement lent, les industriels sont contraints, afin d’éviter tout type de développement bactérien  d’utiliser de fort dosage de sels (excellent conservateur) . Cependant, il reste une source d’hypertension artérielle. L’autre problème de ces plats, c’est l’utilisation en grande quantité de sauces les rendant très gras. Pour finir, afin d’optimiser leur production, les industriels se servent d’un ingrédient appelé « amidon » qui épaissit les préparations alimentaires lors de la fabrication. Les amidons ne sont que des féculents, mais il n’est pas forcément bon d’en manger trop souvent car ils contiennent des sucres dit « lents ».


Quelles sont les conséquences de ces ingrédients?



Nous avons donc vu que les plats préparés étaient trop riches en sels, en sucres ainsi qu’en graisses. Ces plats contiennent aussi trop d’additifs. Mais les effets de tous ces additifs sur la santé des consommateur ne sont pas connus car les études faites à leurs sujets concernent seulement l’utilisation d’un seul additif. Etant donné le nombre infini de combinaisons possibles réalisables avec les additifs, il est impossible de connaitre tous les méfaits.

Mais nous savons tout de même que certains sont susceptibles d’être mauvais pour la santé. Car les colorants E102, E104, E110, E122, E124, E129 et le conservateur E211 qui sont des additifs fréquemment utilisés provoqueraient l’hyperactivité chez les enfants. Ce syndrome étant de plus en plus présent, nous pouvons peut-être commencer à nous inquiéter de nos habitudes alimentaires.

Viens maintenant le problème du sel, comme dit précédemment, les plats préparés sont beaucoup trop salés. Or, il n’est pas bon de consommer trop de sel, car ce dernier provoquerait de l’hypertension et par conséquent des risques de maladies cardio-vasculaires. Pour ce qui est du sucre et des graisses, il convient de ne pas en consommer en grande quantité puisqu’ils augmentent le risque d’obésité en cas de surconsommation.

Bien entendu, je ne dis pas qu’il ne faut plus manger de sel, de sucre ou de  graisse. Notre corps en a besoin, mais les doses qui se trouvent dans les plats cuisinés sont bien trop élevées.


Qu’est-ce qui est fait contre la commercialisation de ces plats préparés ?



Après une initiative portée par l’assurance maladie de Metz, visant à apprendre aux personnes atteintes de maladies cardio-vasculaires à cuisiner sainement, la région aurait enregistré dans l’année qui a suivi (2012) une baisse des ventes de médicaments, une baisse des consultations médicales mais surtout une économie de 200 millions d’euros. Ce qui n’est pas négligeable lorsque nous connaissons le déficit budgétaire de l’assurance maladie qui est de 87,2 milliards d’euros en 2012.  Une goutte d’eau dans la mer, mais qu’importe.

Tous les nutritionnistes tirent la sonnette d’alarme pour signaler que ces plats sont un danger. Nombre d’entre eux se battent pour faire adopter en France un système d’étiquetage visuellement plus compréhensible. Ce système a déjà été adopté par les britanniques, mais en France les industriels font pression pour qu’un tel système ne soit pas mis en place. Car, si un système similaire était instauré, le consommateur serait bien mieux informer.

En attendant l’utilisation d’un étiquetage similaire, il faut que les consommateurs prennent conscience des dangers de ces plats préparés.

Le consommateur garde le pouvoir!

 

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